On aime les oiseaux !

Bonjour à tous, nous voici de nouveau sur la route. Et oui notre sédentarité en Laponie Norvégienne a pris fin en ce début du mois de septembre.

Notre programme est rodé : voyage avec le navire Hurtigruten Nordkapp pendant 6 jours, puis une semaine sur les îles Lofoten et enfin 9 jours de campervan à la découverte des fjords de l’Ouest.

Les jumelles sont donc de sortie, mais avant de vous montrer quelques photos, laissez moi vous raconter une petite histoire.

Depuis l’Islande, je suis à la recherche d’une espèce en particulier : le pygargue à queue blanche. 

À notre arrivée à BIRK, un guide me raconte qu’il a vu ce rapace sur une des terrasses à 4 heures du matin. Formidable nouvelle, me voici remonté comme un coucou ! Malheureusement, après de nombreuses tentatives, rien à signaler pendant 2 mois.

Quand soudain, à une semaine de notre départ, un matin lors d’un check-out avec des clients, à la question « la nuit s’est-elle bien passée? », ils répondent : « nous avons été réveillés à 4 heures du matin par un très gros cognement dans la vitre, il s’agissait d’un rapace gigantesque. Il l’a percutée, il est resté au sol et est reparti quelques minutes plus tard ».

Me voici donc de nouveau en quête, le lendemain alors que nous sommes de corvée de nettoyage pendant de longues heures en intérieur, le beau temps est au rendez-vous… le soir arrive et les collègues qui ont travaillé à l’extérieur me disent avoir vu un très grand rapace tourner au dessus de leur tête ! C’est encore loupé pour moi !

Le jour suivant, comme à l’accoutumée, je déjeune les yeux dans le vague, les petits oiseaux sont activement occupés à la mangeoire et les écureuils exercent leur va et vient habituel quand tout à coup, l’un d’entre eux stoppe sa course et détale en marche arrière comme une brindille soufflée par le vent. Étrange comportement car les écureuils ici ne sont pas farouches, et de plus tout est calme, pas de voiture, pas d’humain. Bref, je mords de nouveau dans ma tartine, et là, débarquant de nulle part et rapide comme la foudre, un aigle s’abat sur le sol juste devant moi et à quelques centimètres des fesses de l’écureuil ! Incroyable moment, malheureusement pour le blog, nous étions le matin donc pas d’appareil photo. Vérification faite avec notre hôte, il s’agissait d’un aigle royal. Sa longueur est de 77 à 90 cm et l’envergure de 1,90 à 2,10 m : du sérieux !

L’aigle royal capture principalement des marmottes, lapins, jeunes chamois et autres proies. Donc l’écureuil c’est effectivement un amuse-bouche pour le petit déjeuner !

Le pygargue tant recherché se montrera finalement le jour de notre départ. Trine nous dépose de bonne heure ce jour là au bateau et nous avons 3 heures devant nous. Je prends place avec Emma sur une grosse roche à proximité du ferry et regarde sans but précis l’horizon et les alentours du port de Kirkenes. Des flans de verdure en pente douce se jettent dans la mer et il est là. Tournoyant dans les airs. Je sors les jumelles. Il est loin mais seul et majestueux. Les photos ne sont pas possibles mais je l’ai VU ! Rendez-vous plus tard dans le Trollfjord où nous avons planifié une excursion en bateau. La zone est réputée pour les pygargues à queue blanche, je serai donc au rendez-vous avec mon appareil !

Passons aux autres espèces. Je les ai déjà citées dans de précédents articles, mais la venue en Août de Papa avec son appareil grosse qualité nous a permis de faire de nouveaux clichés (merci Daddy!).

Les jeunes moineaux grandissent :

Ci-après, un tarin des aulnes (si je ne fais pas d’erreur).

Ces dernières semaines, par ici, les tarins mais également et surtout les verdiers meurent tous les jours par petits groupes. Les associations locales parlent de virus mais cela n’est pas encore sûr. Enquête en cours.

Un matin, j’en ai trouvé cinq morts. J’ai donc fait ce petit film « sur le ton de la rigolade » pour informer les membres de l’équipe.

Vidéo ici.

Ici je ne suis pas sûr, un pinson des arbres en plumage internuptial ou bien autre chose ? Dans l’attente de lire vos commentaires. 

Mésange à tête noire :

Harle bièvre :

À la fin du mois d’août, les grues cendrées ont élu domicile dans la région. Il est impressionnant de les voir voler en formation groupée tout en poussant leurs cris claironnants.

Hier, depuis le ferry, ce sont les cormorans huppés ou grands cormorans qui nous ont regardé passer :

Nous en avons souvent parlé mais voici de nouvelles photos de plongeons catmarins :

Voilà arrivé le temps de parler des pygargues ! Les fameux ! 

Lors du passage dans un canal, nous apercevons ce pygargue qui ne partage pas l’emplacement avec d’autres oiseaux…

Mais ce qui va suivre est bien plus palpitant ! Lors de notre passage dans la région du Trollfjord et la région de Svolvaer, près des Lofoten, nous avons pris un petit bateau afin de visiter les fjords étroits dans lesquels la roche tombe à pic dans la mer. Les paysages sont grandioses et les rapaces nombreux à ce qu’on dit !

Nous sommes donc ready, prêts à faire des photos et à rivaliser avec les autres photographes équipés de Nikon et Canon et bien sûr leurs gros zooms 😉 


Nous commençons la navigation en la compagnie de goélands argentés, jeunes et adultes.

À ma grande surprise, les photos du petit appareil sont très bonnes malgré que les oiseaux soient en mouvement. J’affine les réglages et attends les rapaces.

Quand soudain, en arrière plan, il est là !

Puis deux ! Ils sont massifs et tournoient dans les airs.

Puis la cible est verrouillée. La vitesse s’accélère.


Ses pattes puissantes sortent à l’approche de l’eau. Les griffes sont impressionnantes !

L’impact se produit…


Voici pour les photos ! Le pygargue peut atteindre une envergure de 2,45m ! Il est sédentaire et construit son nid au sommet des arbres. Ce nid peut mesurer jusqu’à un mètre de diamètre et est réutilisé plusieurs années de suite. Le pygargue à queue blanche se reproduit à partir de l’âge de 4 ans. 

Son habitat est proche des grands lacs ou de la mer avec des forêts ou montagnes en bordure afin de garder un œil sur ce qui passe en contre bas.

C’est un chasseur polyvalent qui pêche de gros poissons et aussi des oiseaux d’eau en surface ou directement en vol. Il lui arrive aussi de consommer de la charogne tels que des cadavres de cygnes mort de faim durant l’hiver. 

Merci à Jey le barbu pour son défi d’observation du pygargue, nous avons pris beaucoup de plaisir à nous renseigner et être à l’affût pendant ces 3 derniers mois !

A bientôt 😊

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